Maison à louer ou à vendre

MAISON A LOUER OU A VENDRE

Maison 3 chambres, salle de bain, cuisine, salon, salle à manger, grand jardin

Village du Pêcher

renseignement au: 06 84 18 58 23

   

 

Si vous avez un bien à vendre ou à louer, n'hésitez pas à contacter la mairie pour que l'annonce soit postée sur le site.

Conseil du développement

 

codev

Appel à candidature, rejoignez le Conseil du Développement de Creuse Grand Sud

Creuse Grand Sud s’engage dans la construction collective de son projet qui l’amènera à l’horizon 2030.

Nous avons besoin de vous ! Usagers, membres d’associations ou encore actifs ou retraités, vous tous et toutes qui vivez Creuse Grand Sud au quotidien, vous êtes sans conteste les mieux placés pour nous faire part de vos interrogations, de vos idées, de vos désirs. C’est pourquoi les élus de la communauté de communes souhaitent s’appuyer sur un conseil de développement, composé de 50 personnes issues de la société civile, pour mener une action pertinente sur le territoire.

Les 26 communes de Creuse Grand Sud sont en train de désigner chacune un membre. Il reste maintenant 24 autres sièges disponibles, pour des personnes habitant, travaillant ou exerçant une activité sur Creuse Grand Sud, volontaires et bénévoles, non élues, qui souhaiteraient s’engager sur 3 ans dans cet outil démocratique.

Vous travaillez, consommez ou habitez ici, êtes membre d’une association culturelle ou sportive, parent d’enfant(s) fréquentant un des centres de loisirs ou crèches, vous allez à la piscine Aquasud, dans une des bibliothèques du réseau intercommunal, ou utilisez au quotidien les autres services de Creuse Grand Sud (routes, collecte des déchets,…) …, vous aimez votre territoire et souhaitez agir pour son développement, rejoignez le CODEV en vous inscrivant ici :

- inscription papier
- inscription en ligne 

Le CODEV* Creuse Grand Sud recrute !

Un *Conseil de Développement pour quoi faire ?
L’engagement a été pris à l’automne 2016 par Jean-Luc LéGER, Président de notre communauté de communes, de mettre en place un *Conseil de Développement, composé d’acteurs de la société civile, et ayant pour objectif de dynamiser la vie démocratique au sein de Creuse Grand Sud par un contact permanent avec les habitants du territoire, et de participer notamment à l’émergence d’un projet de territoire.

Par délibération du 13 avril 2017, le conseil communautaire s’est engagé dans la mise en place de ce conseil de développement (CODEV). Force de proposition, attaché à la construction collective par le débat, ce CODEV s’efforce d’apporter une expertise citoyenne dans le contenu des politiques locales. De mai à septembre 2017, un groupe de travail, composée de membres de la société civile et d’élus, s’est réuni pour proposer un cadre de fonctionnement autonome et indépendant qui s’est traduit, notamment, par une proposition de règlement intérieur et de désignation de ses membres.

Outil d’aide à la décision, le Conseil de Développement a vocation à
> être force de réflexion et de propositions pour l’exécutif. Dans le cadre de saisines et d’auto-saisines, il est amené à apporter un éclairage d’habitant–citoyen sur les problématiques actuelles du territoire mais aussi sur les enjeux de demain ;
> porter un engagement citoyen le plus large et représentatif possible, auprès de tous les habitants et sur l’entièreté du territoire, avec tous les moyens de mobilisation possibles ;
> renforcer les échanges entre le territoire et ses institutions.

Les principes du Conseil de Développement : 
> être une instance d’écoute et d’ouverture au débat, il s’emploie à faciliter les liens entre tous les habitants et leur attachement au territoire ; il assure un cadre bienveillant d’échanges et de paroles ;
> être une des interfaces entre les habitants et les élus de Creuse Grand Sud. Le CODEV diffuse ses positionnements et préconisations vers les instances décisionnaires de Creuse Grand Sud par tous moyens qu’il juge nécessaire ;
> être un lieu d’expression et de questionnement de la société civile, c’est pourquoi les élus des communes de Creuse Grand Sud ne peuvent en être membres ;
> se donner pour horizon commun l’intérêt général des habitants du territoire, aujourd’hui et pour demain ;
> être indépendant et objectif. Les membres auront donc un positionnement désintéressé et ouvert à la diversité des opinions ;
> avoir pour vocation de tisser des liens avec les territoires proches notamment en se rapprochant d’autres instances de démocratie participative.

Comment faire partie du CODEV ?
Ce CODEV sera composé de 50 personnes max issues de la société civile et dont la représentativité sera la plus diverse possible. Ces membres, désignés pour 3 ans, doivent habiter, étudier, travailler ou exercer une activité sur le territoire et respecter les principes du CODEV. Les membres sont bénévoles et volontaires . Ils ne siègent pas au nom des personnes morales dont ils émanent et n’exercent pas de mandat électif au sein des communes de Creuse Grand Sud. Les communes doivent désigner un membre volontaire représentant la société civile avant fin novembre.
En complément, d’ici décembre, 24 autres personnes doivent être recrutées par appel à candidature ou par cooptation ou « parrainage » sur proposition des membres actuels du CODEV, des élus et des acteurs de la société civile.

Comptant sur votre engagement citoyen pour participer à ce nouvel outil démocratique permettant de construire ensemble l’avenir du territoire, nous vous invitons à vous rapprocher de nos services pour plus d’informations.

Pour toutes informations complémentaires contactez Mélanie Le Nuz 06 78 56 53 09 – melanie.lenuz@creuse-grand-sud.fr

Interdiction de la pêche

Plan canicule niveau 3

 

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Vigilence Moustiques tigres

 

Il y a 75 ans... la rafle du Vel d'Hiv

Vel d'Hiv : le témoignage d'une enfant rescapée

 

 

Il y a soixante-dix ans, le 16 juillet 1942 à partir de 4 heures du matin, débutait la rafle la plus massive de Juifs réalisée en France. Plus de 13 000 personnes sont arrêtées, dont près de 6000 femmes et au moins 4000 enfants. Arlette Testyler en faisait partie. Elle avait 9 ans.

« Il faut raconter exactement comme c'est, sans faire de pathos, sans dramatiser. Je pense que la vérité est suffisamment lourde et dramatique comme ça, sans en rajouter. » Arlette Testyler, rescapée du Vel d’Hiv de 79 ans, apporte un témoignage historique, qu’elle veut d’abord factuel. Les dates sont précises, comme les noms et les adresses qu’elle évoque. Son récit ne doit pas être contestable car « les gens, les jeunes doivent savoir ce qu’il s’est vraiment passé, si on ne veut pas que ça recommence. »

 

Son témoignage reste aussi celui d’une enfant, ponctué d’images vives, d’odeurs et de cris. C’est celui d’une fillette de neuf ans épanouie et protégée, à l’enfance rognée de loi en loi... Port de l’étoile, restrictions alimentaires, jusqu’à la déportation de son père, Abraham Reiman, « Convoi numéro 4, le 25 juin 1942 » précise Arlette. Le 16 juillet 1942, le « vent printanier », aura définitivement raison de son enfance.

 

 La rencontre du Maréchal Pétain avec Adolf Hitler le 24 octobre 1940.

La rencontre du Maréchal Pétain avec Adolf Hitler le 24 octobre 1940.

L’opération « vent printanier »

 

« Vent printanier », c’est le nom de code que le gouvernement de Vichy a donné à la « rafle du Vel d’Hiv », sous l'impulsion d’Adolf Eichmann. Le responsable logistique de la « solution finale » avait lancé une vague de rafles dans toute l’Europe. Le 1er juillet 1942, il se rend à Paris pour imposer ses conditions : « Le rythme prévu jusqu’ici de trois transports hebdomadaires contenant chacun 1000 juifs devra être intensifié rapidement, en vue de libérer totalement et le plus vite possible la France de ses Juifs. »Jean Leguay, délégué de la Police de Vichy en zone occupée et René Bousquet, secrétaire général de la Police française, en serviteurs zélés, mettent au service de la volonté nazi quelque 4500 agents. Si bien que « Pas un soldat allemand ne fut nécessaire à l'accomplissement de ce forfait », comme le rappelait l'ancien Premier ministre Lionel Jospin, en 1997. « Cette rafle fut décidée, planifiée, réalisée par des Français. » 
  
Le 12 juillet 1942, le directeur de la police municipale de Paris Emile Hennequin donne ses instructions : « 1. Les gardiens et inspecteurs, après avoir vérifié l’identité des Juifs qu’ils ont mission d’arrêter, n’ont pas à discuter les différentes observations qui peuvent être formulées par eux {…} 2. Ils n’ont pas à discuter non plus sur l’état de santé. Tout Juif à arrêter doit être conduit au Centre primaire {…} 7. Les opérations doivent être effectuées avec le maximum de rapidité, sans paroles inutiles et sans aucun commentaire. »

 

Des arrestations dans l’indifférence

 

« On a été arrêtées à 5 heures du matin, on est venu nous chercher comme si on était des criminelles, c’était très bien organisé, très bien orchestré. » raconte Arlette Testyler. « Deux policiers ont dit à ma mère “on vient arrêter votre mari“. Mon père était déjà parti à Pithiviers puis Auschwitz – ce qu’on ne savait même pas d’ailleurs – ils ont dit “Oh, c’est pas grave, c’est vous et vos enfants“ et alors là, ma mère s’est battue avec eux, elle a essayé de se défendre, de ne pas se laisser attraper, mais ça n’a servi à rien. »

 

Dans le 3ème arrondissement parisien, au 114 rue du Temple, Arlette, sa sœur et sa mère sortent finalement de leur appartement avec leurs baluchons. Elles rejoignent les quatre autres familles juives de l’immeuble sous les regards indifférents des voisins. « On est descendues dans des autobus, les gens entendaient crier aux fenêtres, ils regardaient en catimini, bien sûr, personne n’a bougé. » Aujourd'hui encore, Arlette essaye de comprendre leur attitude : « Bon, je sais, c’était la guerre, il  y avait des privations, mais on ne peut pas rester indifférent à ce qu’on emmène des nourrissons, des nouveaux nés, sans rien ! »

 

A l'intérieur du Vélodrome.

A l'intérieur du Vélodrome.

« C’était dantesque »

 

Arlette est emmenée dans un bus vers le « centre primaire » : le Vélodrome d’Hiver. Le complexe sportif de la rue Nétalon, conçu pour accueillir 12 000 personnes, se retrouve vite surchargé. « Vous connaissez l’enfer de Dante ? C’était dantesque. Rien n’avait été préparé, on n’avait pas à boire, on n’avait rien à manger, les sanitaires… Ce qu’une enfant de mon âge a pu voir, les suicides, les femmes qui se blessaient volontairement en espérant se faire rapatrier dans des hôpitaux, ce qui ne servait strictement à rien. On a vu arriver des nourrissons, des femmes qui accouchaient, qui étaient sur le point d’accoucher, des gens hurlaient, il y avait des hurlements, les micros qui marchaient toute la journée, la lumière qui était allumée jour et nuit… » Et cet aveu final, gêné, enfantin : « Vous savez, j’ai fait pipi dans la culotte en allant aux toilettes tellement j’ai vu d’horreurs, et j’ai pas pu me retenir, évidemment. » 
  
Le calvaire continue pour Arlette et sa famille le 19 juillet 1942. Avec sa mère et sa sœur, elles reprennent l’autobus vers la gare d’Austerlitz où les attendent des wagons a bestiaux, pour les conduire au camp de transit de Beaune-la-Rolande, dans le Loiret. « Nous avons dû grimper dans des wagons à bestiaux, avec pour seule nourriture un bidon de lait et une boîte de sardines… Sans ouvre-boîte. » Le manque d’air, l’insalubrité, les cris des enfants s’ajoutent à la faim. « J’avoue que je ne peux toujours pas passer devant la gare d’Austerlitz, je ne peux pas y prendre le train, soixante-dix ans après. » 

 

Jusqu'à l'arrivée au camp de Beaune-la-Rolande, Arlette dit avoir été « tétanisée ». « Je n'ai rien compris.. Mon père me parlait de "la France des droits de l'homme, la France des libertés". Il me disait toujours que si je me perdais dans la rue, il fallait que j'aille voir un policier. Mais le fait d'avoir été arrêtée par des policiers français, tout ce que mon père m'avait enseigné s'est effondré. J'étais pétrifiée»

 

Arlette Testyler, née Reiman, quand elle était enfant.

Arlette Testyler, née Reiman, quand elle était enfant.

Le réveil des Justes

 

Arlette et sa soeur Madeleine s'en sortiront grâce à la prise de conscience de leur mère, Malka Reiman, une « maîtresse-femme » au sang-froid exemplaire. « Elle se posait beaucoup de questions et elle s'est tout de suite dit : "il faut sortir de là."» Au camps de transit de Beaune-la-Rolande, Malka fait valoir avec son « Ausweis »(droit de circuler - ndlr) qu'elle travaille pour l'armée Allemande. Elle est alors renvoyée à Paris le 24 juillet 1942 dans la catégorie « Juifs utiles ». Arlette, sa sœur et sa mère en profitent pour s'échapper du train. Malka Reiman loue alors ses services de cuisinière "alsacienne" ou de couturière dans les fermes et envoie ses deux filles se cacher en Touraine. Malka survivra à la guerre mais pas au décès de son mari. Elle meurt en même temps que l'espoir de le voir revenir, le 7 janvier 1946. 

En Touraine, Arlette et Madeleine ont été hébergées par Jean et Jeanne Philippeau. Des « Justes parmi les nations » qui, malgré leurs modestes revenus et de lourdes menaces, hébergent cinq enfants, dont quatre sont juifs. Pour Arlette, ce sont les enfants qui ont servi de déclencheur dans l’esprit des Français. « Je pense que quand ils ont vu les enfants partir, dans des wagons à bestiaux, ils se sont posé des questions, ces enfants ne pouvaient pas partir travailler en Allemagne. Et là, c’est un point sur lequel j’insiste beaucoup, car si la France a été le pays de la collaboration, il a aussi été les pays où l’on a sauvé le plus d’enfants. »

 

Repères chronologiques

8 juin 1942 : obligation pour les Juifs de porter une étoile jaune 
11 juin 1942 : Theodor Dannecker,  délégué d’Adolf Eichmann en France, est officiellement chargé de l’étape française de la « solution finale » 
25 juin 1942 : Theodor Dannecker  réclame à l’adjoint de René Bousquet la livraison de 10 000 Juifs de zone sud, et l'arrestation de 22 000 autres 
2 juillet 1942 : réunion de planification en présence de René Bousquet 
10 juillet 1942 : Eichmann est informé que la rafle sera conduite par la police française 
16 et 17 juillet 1942 : arrestation de 13 152 juifs, dont environ 4 000 enfants 
Les familles avec enfants, soit environ 8 000 personnes,  sont dirigées vers le Vélodrome d'Hiver, rue Nélaton, dans le XVe arrondissement de Paris. Ils s’entassent sans nourriture et avec un seul point d’eau. Une centaine de prisonniers se suicident. Les fuyards sont abattus sur-le-champ. 
19-22 juillet : transfert des prisonniers vers des camps de DrancyBeaune-la-Rolande et Pithiviers 
5 août : déportation à Auschwitz des adultes et des enfants de plus de 12 ans 
Mi-août : déportation des plus jeunes enfants 
1959 : destruction du Vélodrome d'Hiver, remplacé par un bâtiment du ministère de l’Intérieur. 

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