Il y a 74 ans... les bombardements d'Hiroshima et de Nagasaki

Les Américains craignaient de devoir effectuer un débarquement au Japon, ils savaient bien que cette opération serait coûteuse (autant en hommes qu’en argent) et risquée ; la population japonaise, fanatisée par son gouvernement, était prête à se battre contre les Américains. Un plan de défense japonais prévoyait même l’envoi d’enfants sur les plages du pays, ceux-ci auraient alors bloqué les soldats américains et auraient empêché (ou du moins, grandement retardé) le débarquement (les Américains ne pouvant faire feu sur des enfants). Si la guerre continuait jusqu’en 1946, les Américains, et les Japonais d’ailleurs, prévoyaient la perte d’au moins un million de vies (américaines et japonaises). Il fut donc décidé par le président Truman d’employer la bombe atomique.

 

LA SITUATION

Depuis janvier 1945, de nombreux raids eurent lieu sur le Japon. Le 19 mars 1945, Tokyo fut bombardée par 234 B-29 qui larguèrent leurs bombes incendiaires. 26 kilomètres carrés de la ville furent rasés et 84 000 habitants tués. À la mi-juin, 4 grandes villes japonaises avaient été détruites, mettant 9 millions de Japonais à la rue.

 

première bombe atomique Hiroshima

La première bombe atomique explose sur Hiroshima, le 6 août 1945

HIROSHIMA

Le 6 août 1945 à 8h15 du matin, le B-29 Enola Gay piloté par le colonel Paul Tibbets largua la bombe atomique Little Boy, qui tirait sa puissance explosive de l’uranium enrichi, sur Hiroshima. 71 379 personnes furent tuées sur le coup et beaucoup d’autres périrent du fait des radiations. Après cela, les États-Unis demandèrent au Japon de se rendre sous peine de voir d’autres bombes atomiques tomber sur ses villes.

Celui-ci refusa.

Hiroshima après le bombardement

NAGASAKI

Après le refus du gouvernement japonais, il fut décidé de bombarder Nagasaki, ville comptant 250 000 habitants. Le 9 août 1945, le B-29 Bockscar piloté par le major Sweeney largua la bombe atomique Fatman, tirant, elle, sa puissance explosive du plutonium, sur Nagasaki. 60 000 personnes moururent en l’espace de quelques secondes et bien d’autres par la suite, toujours du fait les radiations. Le lendemain, le Japon accepta de capituler et l’empereur Hirohito l’annonça lui-même à la radio le 14.

La guerre du Pacifique était terminée.

Nagasaki après le bombardement

 

 

Source: https://www.secondeguerre.net/articles/evenements/pa/45/ev_hironaga.html

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